Expulsion de la ferme des Bouillons : réaction du groupe écologiste au Conseil régional de Basse-Normandie

Ce mercredi 19 août, tôt le matin, la ferme des Bouillons, près de Rouen, a été évacuée par la force publique, sur décision de la préfecture de Seine-Maritime.

Depuis 2012, des citoyens occupaient pacifiquement cette ferme d’une surface de 4 hectares pour la protéger de la démolition et d’une urbanisation promise par le groupe Auchan, propriétaire du terrain. Depuis trois ans, EELV a exprimé son entier soutien aux occupants pacifiques de la ferme.

Les élus écologistes du Conseil Régional de Basse-Normandie expriment leur indignation devant cette expulsion et rappellent toute leur solidarité et leur soutien aux citoyens qui, depuis trois ans, ont démontré qu’un avenir agricole était possible pour la ferme des Bouillons.

Pour Yanic Soubien, président du groupe écologiste au Conseil régional de Basse-Normandie, « cette décision de la préfecture est d’autant plus scandaleuse que, ces derniers jours, de nombreux échanges, associant la Région Haute-Normandie, la SAFER et les services de l’Etat avaient lieu, qui laissaient espérer une issue positive. L’enjeu est pourtant clair : en France aujourd’hui, la surface d’un département disparait sous le béton tous les 7 ans, soit 26 m2 de terres cultivables chaque seconde ! Toutes les autorités sont d’accord pour enrayer la spirale, et quand des citoyens font leur devoir, c’est l’Etat qui les expulse ! Faut-il attendre que toutes les ceintures des villes soient artificialisées pour qu’on commence à réagir ? Ou l’Etat a-t-il choisi de se ranger derrière la force des multinationales, Auchan à Rouen comme GDE à Nonant le Pin ? »

François Dufour, vice-président du Conseil régional chargé de l’agriculture, ajoute : « En pleine crise porcine, en choisissant le projet soutenu par Auchan qui exclut des agriculteurs locaux et ne garantit pas une production soutenable et de qualité, le gouvernement commet une faute : alimenter la détresse dans nos campagnes en imposant la force brutale du « Droit » sur les réalités sociales locales. La lutte de la ferme des Bouillons était exemplaire, elle doit continuer de vivre. »

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